L'INDONESIE EST A L'HONNEUR CHEZ LOUIS VUITTON

Publié le par PON.PON

AU DERNIER ETAGE DU MAGASON LOUIS VUITTON SUR LES CHAMPS ELYSEE, VOUS PARTICIPEZ A UN VOYAGE A TRAVERS DIFFERENTS ARTISTES CONTEMPORAINS INDONESIENS. C'EST GRATUIT ET C'EST JUSQU'AU 23 OCTOBRE 2011 !

BEAU VOYAGE !

 

trans-figurations

 

Pour sa 16e exposition, l’Espace culturel Louis Vuitton poursuit l’exploration régulière des scènes artistiques émergentes
de pays lointains et présente l’exposition Trans-Figurations. Mythologies indonésiennes. L’Espace culturel propose, à partir
du 24 juin, de découvrir une génération énergique et effervescente d’artistes indonésiens.
Composé de plus de dix-sept mille îles et d’une population de deux cent quarante millions d’habitants, l’Indonésie
est le 4e pays le plus peuplé de la planète. C’est aujourd’hui une démocratie laïque où toutes les tendances religieuses
cohabitent. Au centre de l’île de Java se trouve la ville de Yogyakarta, une véritable « ruche artistique » marquée par
ses croyances anciennes, son histoire et sa géographie, qui n’ont eu de cesse que de nourrir l’imaginaire des artistes.
Là, au pied du volcan Merapi (l’un des plus actifs du monde), vit la majorité des onze artistes qui seront présentés pour
cette exposition. Ils sont venus à Paris pour produire une oeuvre nouvelle ou reconfigurer des oeuvres sélectionnées
spécialement, mises en valeur par une scénographie résolument contemporaine d’Alain Batifoulier.
Le terme chrétien de « Transfiguration » a semblé correspondre à ce désir de mutation, aussi bien avec les sculptures
d’Agung Kurniawan qui raniment les théâtres d’ombres traditionnels qu’avec les anges contemporains de Heri Dono.
Dans les vidéos « War of Java » et « Pilgrims and Plagues », Jompi Jompet invoque les esprits des ancêtres et transpose
les danses et processions traditionnelles dans des espaces autres. Les « autofictions » d’Arie Dyanto, les dessins poétiques et narratifs de Bayu Widodo ou ceux, « christiques », d’Ariadhitya Pramuhendra questionnent aussi bien la place
de l’artiste que le statut même de la société indonésienne. L’installation/performance de Tintin Wulia exprime à la fois
le hasard et le déterminisme de la notion de nationalité dans un pays qui a vécu plusieurs occupations et qui a construit
son identité par rapport aux soubresauts de son histoire. Les personnages hybrides et humoristiques qui illustrent
les broderies et les peintures murales d’Eko Nugroho ainsi que les « Cracheurs de feux » de Mella Jaarsma, installés
dans la vitrine de la rue de Bassano, deviennent les nouveaux héros d’une mythologie contemporaine inventée.
L’architecte Eko Prawoto réalise avec une grande simplicité un imposant temple moderniste avec plus de 1 800 cannes
de bambous tandis que le réalisateur et metteur en scène Garin Nugroho déploie un dispositif vidéo, en plusieurs
chapitres, qui s’articule autour d’une sculpture, symbole de la Mère protectrice.
A l’image des oeuvres présentées à l’occasion de l’exposition Trans-Figurations. Mythologies indonésiennes, Java exprime
le changement dans la continuité d’une terre qui ne cesse de s’exprimer, de bouger, de gronder, au sens propre comme
au figuré, expressive et animée, forte et fragile.

 

 

Artistes : Heri Dono, Arie Dyanto, Mella Jaarsma, Jompi Jompet, Agung Kurniawan, Eko Nugroho, Garin Nugroho,
Ariadyhitya Pramuhendra, Eko Prawoto, Bayu Widodo, Tintin Wulia
Commissaire de l’exposition : Hervé Mikaeloff
Scénographes de l’exposition : Alain Batifoulier et Simon de Tovar

Publié dans Decouverte

Commenter cet article